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Bilan auto-stop et empreinte écologique au Canada

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Notre aventure dans les maritimes est déjà terminée c’est donc l’heure du bilan! Combien coûte un voyage en auto-stop dans l’est du Canada? Qui prend des pouceux en général? Comment notre périple s’est-il déroulé au point de vue écologique? Nous t’expliquons tout ça ici!

Pour chaque lift que nous avons eu, nous avons pris en note l’âge du chauffeur, son sexe, le nombre de personnes dans le véhicule (couple, ami, famille), l’attente avant qu’il ne s’arrête et le nombre de kilomètres parcourus avec. Nous avons voulu construire des statistiques parce que nous étions curieux de savoir quel genre de personne nous embarque sur le pouce et prendre l’ensemble des données pour comparer entre les provinces et les régions.

L’auto-stop au Canada en chiffre

Durée totale : 48 jours (24 avril au 29 juillet 2019, excluant les 6 semaines de volontariat)
Nombre de jours en auto-stop : 23
Distance parcourue : 4 733 km
Nombre de lifts : 75
Nombre de kilomètres parcourus par lift (sans le plus long lift plus bas) : 44 km
Nombre de fois invité chez le chauffeur : 4 fois pour un total de 16 nuits
Nombre de couchsurfeurs : 3
Nuits en tente : 3
Nuit payante (airbnb, hotel, etc..) : 1 (Toronto 50 $.. )
Temps d’attente moy. : 20 minutes
Plus court lift : 5 km
Plus long lift (donnée marginale, ne compte pas dans la moyenne de km parcouru) : 1 471 km
Plus longue attente : 1heure 40 minutes
Nombre de lifts sans avoir eu à attendre : 6
Nombre de lifts en moy. Dans une journée : 3

Comparaison du temps d’attente moyen (min) entre les provinces

Âge approximatif des chauffeurs et leurs passagers (s'il y a lieu) sur 91 individus (%)

  • 18-25 ans
  • 25-40 ans
  • 40-60 ans
  • 60+ ans

Situation démographique des 75 véhicules (%)

  • Hommes seules
  • Femmes seules
  • Personnes avec passager(s) adulte
  • Personnes avec passager(s) enfants (*mère avec fillette dans les deux cas)

Comparaison entre provinces

Québec

L’auto-stop au Canada, en particulier dans les régions touristiques, est relativement chose commune. Les chauffeurs ne sont donc pas surpris de vous y voir ce qui rend la démarche moins compliquée. Nous avons trouvé que dans l’est du Canada en général c’était plutôt facile d’y faire de l’auto-stop. Notre périple a débuté en banlieue de Montréal sur la Rive-Sud à Saint-Hubert. Nous pensions qu’il serait difficile de sortir de la ville, mais nous avons attendu 10-15 minutes avant chaque lift jusqu’à Québec ce qui est plutôt bon. Nous avons trouvé les premiers jours très faciles. Les gens semblaient curieux et heureux de nous voir voyager et de partir ainsi à l’aventure. En Gaspésie, les temps d’attente ont été un peu plus longs du fait que nous nous trouvions principalement sur la route 132 et beaucoup moins de trafic s’y trouvait. Nous avons malgré tout croisé beaucoup d’auto-stoppeurs de notre âge sur la route. Le temps d’attente est resté tout de même très raisonnable au Québec. La moyenne était de 21 minutes, mais le nombre de kilomètres moyens parcouru avec chaque voiture était très bas, soit 36 km.

Notre premier conducteur!

Nouveau-Brunswick

Ensuite, nous avons quitté le Québec pour le Nouveau-Brunswick en direction de Caraquet. Nous avons senti la vibe changer, les gens se montraient beaucoup moins réceptifs envers nous du point de vue du pouce. Il faut dire que nous nous trouvions dans la région acadienne qui est un peu moins touristique que la Gaspésie. Notre temps d’attente moyen a augmenté à 26 minutes. C’est également au Nouveau-Brunswick que nous avons connu le plus long délai dès notre premier essai à Campbellton; 1 h 40 min!!! Le nombre de kilomètres par ride a quant à lui diminuer à 39 km. Malgré que le Nouveau-Brunswick fut la province la plus ardue, c’est là où nous avons trouvé notre plus long lift de Saint John à Toronto; 1471 km (non incluse dans la moyenne)!

Merci à la famille Haché/Léger pour le chaleureux accueil

Nouvelle-Écosse

Et puis, finalement, est venu la Nouvelle-Écosse, une province absolument incroyable tant par ses habitants que les paysages. Elle a aussi été la plus facile en auto-stop. Les gens étaient très accueillants et voulaient nous montrer ce que leur région avait à offrir. Nos meilleures anecdotes de pouce ont d’ailleurs prisent place sur l’île du Cap-Breton (on raconte tout ça ici).  C’est en Nouvelle-Écosse que le pouce a été le plus productif. Notre moyenne de km par lift atteignait les 78 km pour 18 minutes d’attente, c’est fantastique!

Recyclage-compost

Au travers de notre voyage dans l’Est nous nous sommes rendu compte qu’au Québec, nous étions très avancés au niveau du recyclage et du compost. Par contre, les gens des maritimes ne sont pas habitués aux mêmes règlementations. La plupart du temps, le recyclage finit dans le conteneur des déchets… C’est L’Île-du-Prince-Édouard cependant, qui faisait partie de notre itinéraire au début, mais que nous avons dû sacrifier par manque de temps, qui est le champion à travers tout le Canada! Une grande part de la population composte et l’on peut retrouver facilement des bacs de recyclage partout dans les villes.

Zéro-déchet

Au niveau du zéro-déchet sur la route, une certaine période de transition et d’adaptation était nécessaire. Entre notre petite vie au centre-ville de Montréal où les épiceries sans déchet fleurissent et l’est du Québec en Gaspésie où l’accès à la nourriture fraiche se fait rare, il nous a été difficile de nous adapter. Ce n’était donc pas possible d’adopter ce mode de vie d’une manière parfaite, mais à la place, nous avons décidé de faire le meilleur choix selon les options qu’on avait.

Une autre technique qui nous a fait économiser sur notre bilan carbone et sur notre budget, c’est le dumpster diving. En gros, récupérer la nourriture encore comestible jetée par les magasins  afin d’éviter le gaspillage alimentaire. Tu n’en reviendrais pas des trouvailles que nous avons faites!

Questions à se poser avant d’acheter à l’épicerie?

  1. Est-ce que j’ai le choix d’acheter ce produit sans plastique?
  2. Sinon, est-ce que je peux choisir ce produit avec un emballage recyclable (carton, aluminium, etc.)?
  3. Est-ce que ce produit est local?
  4. Est-ce que ce produit est végétarien et/ou organique?

Empreinte carbone

Empreinte carbone pour 7 semaines de voyage (%)

  • Transport en voiture
  • Transport en commun 
  • Alimentation
  • Appareils électroniques 
Ces statistiques ne prennent pas en compte la consommation énergétique des endroits où nous avons logé, ni l’émission carbone additionnelle des voitures dû à l’ajout de notre poid.

Transport en voiture : 0,02 T de C02
Transport en commun : 0,01 T de C02
Alimentation : 0,05 T de C02
Appareils électroniques : 0,06 T de C02
Total : 0,14 T de C02

Nombre d’arbres à planter pour compenser : 2

Comme spécifié plus haut, une certaine période d’adaptation a été nécessaire pour garder notre mode de vie responsable une fois en voyage. Notre régime flexitarien nous a fait certes réduire une bonne partie de notre consommation de viande, mais nous avons continué à acheter des produits animaliers (on aime trop le fromage…). Nous n’avons par contre pas compté la nourriture offerte par nos hôtes qui ne sont pas végétariens pour la plupart. Bien que nous n’ayons utilisé aucun mode de transport interurbain autre que des automobiles qui parcourent déjà le trajet, nous avons emprunté à quelques occasions des voitures ou nous nous sommes fait conduire pour des urgences pour un total de 120 km environ. Notre plus grande contribution en carbone est certainement nos émissions numériques, car nous possédons de nombreux appareils électroniques (Ordinateur portable, cellulaires, caméra, etc.), et nous gardons tous nos fichiers dans un espace de stockage en ligne (Google drive). Malgré tout ça, nous avons été agréablement surpris de voir le résultat d’un bilan carbone de seulement 0,14 tonne de C02. En moyenne, chaque Canadien émet 2,5 T de C02 sur la même période en étant confortablement chez eux et un voyage similaire parcouru uniquement en voiture de type intermédiaire aurait émis 0,97 tonne de carbone contre les 0,03 tonne que nous avons relâchée. Pour calculer toi aussi ton empreinte écologique, rends-toi sur le site de carbone boréal!

 

Durant nos 96 jours passer à arpenter le pays de Montréal jusqu’à Halifax, puis de retour à Toronto, nous avons payé pour une seule et unique nuit et c’était dans un Airbnb insalubre à Toronto lors de notre toute dernière nuit au Canada.

Au total nous sommes seulement restés chez 3 couchsurfeur prêts à nous héberger lors de la totalité de notre voyage au Canada… Nous n’avons trouvé aucun couchsurfeur en Nouvelle-Écosse… Je crois qu’étant donné que nous avons voyagé durant la période de l’année la plus touristique soit au mois de juillet, la plupart des gens étaient soit déjà booké d’avance ou en vacances. Lorsque l’on visite des endroits touristiques, les hôtes gagnent plus avec Airbnb plutôt qu’à héberger gratuitement. C’est pourquoi nous croyons que nous avons eu de la difficulté avec Couchsurfing.

Par contre, même si l’on n’en a pas trouvé, nous avons rencontré à mainte reprise des gens qui nous ont accueillis. Nous avons donc dormi 3 nuits en camping sauvage seulement parce que nous n’avions aucun endroit où rester. Encore là, chaque fois que nous avons planté notre tente c’était à des endroits paradisiaques, sur le bord d’un lac, d’une rivière ou de l’océan! Le camping sauvage est très facile à faire au Canada, nous avons demandé à des locaux ou encore utiliser l’app Loverland, pour trouver ces endroits magnifiques.

Dépenses totales par rapport au budget ($CAD)

Budget pour 7 semaines 1631$CAD
Dépenses totales 1807$CAD

Notre voyage a débuté sur une note festive, ce qui a bien entendu « consommé » une partie du budget de départ. Nous n’avons pas compté nos dépenses lors de notre passage de 6 semaines chez Griffon aventure, car nous étions logés et nourris et nos autres coûts ont été épongé par le pourboire que nous avons gagné en travaillant au bar de l’auberge. Nous avons dépassé notre budget de 176 $ durant notre itinéraire canadien, mais nous avons réussi à éviter de payer pour le transport interurbain, car l’ensemble du trajet s’est fait en auto-stop et nous n’avons payé qu’une seule nuit d’hébergement, soit notre Airbnb à Toronto. Les groupes de dépenses les plus importants ont donc été la nourriture, l’alcool et les cafés que nous avons pris pour utiliser le wifi des restaurants…

En conclusion, le Canada est un endroit très sécuritaire pour pratiquer l’auto-stop, le camping sauvage et utiliser Couchsurfing. Avec les 75 chauffeurs que nous avons rencontrés, jamais à aucun moment nous ne nous sommes sentis en danger. Depuis les années 90’ que le taux de criminalité décroit au Canada, classé maintenant 6e pays le plus sécuritaire au monde. D’un point de vue écologique, le manque d’établissement sans déchet dans l’Est et la mauvaise prise en charge du recyclage et du compost font en sorte que c’était difficile de réduire notre empreinte environnementale. Présentement aux États-Unis, les ressources ne courent pas nécessairement les rues non plus et c’est un challenge d’autant plus grand que de gérer notre budget, trouver des lifts de pouce et d’être en plus écologique. Rendez-vous donc pour notre prochain bilan américain dans les prochaines semaines!

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