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Juillet sans déchet, un mois sans jeter

Nous vivons en ce moment même dans une période critique pour l’humanité et même pour la vie en tant que tel sur la planète Terre. En fait, la communauté scientifique s’est même entendu pour nommer l’ère géologique actuelle d’anthropocène, c’est-à-dire, la modification en profondeur de la terre et de son climat par l’homme. Changement climatique, disparition des espèces, continent de plastique dans l’océan, tous ces sujets sont bien réelles et deviennent de plus en plus inquiétant. Oui, il est bien beau de crier ce désastre sur tous les toits et de signer des pétitions, mais nous avons aussi décidé de procéder au changement à la plus petite échelle possible, la base de tout, notre propre mode de vie. Le style de vie « zéro déchet »reste encore une pratique considérée comme marginale, mais qui gagne en popularité. Nous nous sommes documentés, informés, et lancer dans des tests pour en venir à ce défi initiatif au mois de juillet 2018. 30 jours à limiter notre émission de matière jetable et recyclable et à la calculer. Moins acheté de plastique contribue, de la même manière que le carburant, à alléger les poches de l’industrie pétrolière encore si puissante et permet à notre échelle de combattre le réchauffement climatique. Voici donc un récapitulatif de cette péripétie ainsi que les défis auxquels nous avons dû faire face pour arriver à jeter moins d’une livre de déchet dans ce mois de juillet bien particulier.

Semaine d’essai au mois d’avril 2018: 1,7 kg de matière jetable en une semaine

Semaine 1 : Déchet – 96,5g / Recyclage – 189,9g

La première semaine fut une intéressante période d’adaptation, les courses tout spécialement. Il est plutôt difficile de trouver un supermarché qui offre une grande diversité d’aliment en vrac pour compléter une épicerie entière et ce, à faible coût. Le « Save on food », supermarché grande surface, possède une très large allée de produits en vrac ce qui nous a permis de bien performer durant tout le mois. Seul bémol, c’est qu’on ne connait pas la provenance de ces aliments. On ne pouvait malheureusement pas faire des miracles avec le budget alloué et les ressources disponibles dans les environs, mais c’est mieux que rien! Autre petit accrochage, la participation des employés du dit supermarché. Santé Canada ne permet pas aux consommateurs d’utiliser leurs propres contenants dans l’allé des vracs par souci de salubrité. Encore un souci, peser notre grand attirail de bocaux et différents récipients était trop long et embarrassant pour les caissiers. Il nous manquait l’outil principal pour une épicerie sans déchet, et j’ai nommé le sac en tissu! Tout simple, on découpe une tait d’oreiller, on la coud, et le tour est jouer! facile à transporter et ne pèse pratiquement rien.

Semaine 2 : 91g / 341,7g

Oups… durant la semaine 2, nous l’avons échappé lorsque nous sommes allées visiter l’île avoisinante; Cortes. Nous avons de la difficulté lorsqu’il est question de planification… Le matin venu pour notre petite expédition nous sommes parties très vite afin de ne pas rater le ferry. Nous possédions comme nourriture seulement des pâtes aux tomates de la veille. J’avais même (Roxy) oublier ma bouteille d’eau. Aussi, au moment d’acheter notre épicerie, nous nous sommes rendu compte qu’il n’y avait rien qui n’était pas emballé sauf les fruits et légumes!!! Les îles du golfe de Vancouver sont très reculées et ne nous donne souvent aucun choix face aux convictions que nous avons choisies. Leçon du jour, nous avons besoin d’encore beaucoup d’amélioration pour s’adapter aux aléas du voyage.

Semaine 3 : 74,5g / 321,4g

La semaine 3 donna un constat bien meilleur. L’épicerie que nous y avons faite a été la plus efficace au point de vue de l’emballage. En effet, un seul article dans nos achats était emballé dans du plastique et c’était ce fameux fromage qu’on aime tant. Aucune fromagerie n’existe dans les environs et nous ne voulions pas nous priver de certaines nourritures. Être consciencieux ne signifie pas de se brimer et il faut dans ce cas trouver les alternatives. Parlant d’alternative, je me suis débarrassé de ma vieille brosse à dents en plastique pour une nouvelle en bambou! Tout est biodégradable, même l’emballage que j’ai simplement envoyé au bac de compost. Il reste encore cependant beaucoup de chemin à faire dans notre quête de la salle de bain sans déchets, la pièce la plus polluante après la cuisine.

Certains contenants se doivent d’être acheté pour des produits qui nous demanderait trop de temps à préparer nous-mêmes comme les sauces, le beurre de peanuts, les confitures, et même l’alcool. Solution assez simple, acheter tout en verre! Les pots de sauce une fois terminée se transforment en contenant pour d’autres aliments consommés en vrac ou reste de table et croyez-moi, on en a jamais assez. On en possède déjà plus d’une douzaine et l’on trouve encore du contenu. Nous n’achetons plus de cannettes non plus. Seulement des bouteilles que nous utilisons pour un projet d’art recyclé. Que des utilités pour ces objets que l’on pensait destinées à l’amas sidéral du camion à ordure.

Semaine 4 : 62g / 160g

Pour notre dernière semaine, nous avons pris comme initiative de passer sous la barre des 50 gr de déchet à deux! Un bien grand défi qu’on s’est donné à cœur joie d’essayer d’atteindre. Le plus dur c’est au restaurant lorsque l’on prend la peine d’expliquer notre situation à la serveuse. Plutôt frustrant de demander à n’avoir aucune matière jetable dans nos assiettes et que malgré tout, notre demande n’est pas complétée! Les gens sont tout simplement ancrés dans leurs habitudes alors souvent ils n’y penseront même pas. Comme la privation n’est pas une solution une fois au restaurant et que vous souhaitez prendre un takeout, prenez soin d’apporter vos propres contenants et de refuser tout sac de plastique, ustensile et autre.

Nous n’avons malheureusement pas réussi à atteindre notre objectif pour la dernière semaine, mais nous avons quand même mieux performé que la précédente. Nous terminons la semaine avec 62gr de déchet à deux, un total de 324g pour tout le mois !

Nous sommes vraiment fières d’avoir réussi à réaliser ce défi malgré le fait que nous vivons sur une ile isolée, loin des grands centres. Je crois que ça démontre bien qu’avec un peu de volonté, d’imagination et de détermination nous pouvons relever tous nos petits défis. Vivre un mois sans déchets nous a démontré à quel point le plastique se retrouvait absolument partout et pour tout. On se doit diminuer au maximum notre consommation de plastique et de trouver une alternative plus durable. Plusieurs moyens asser simples existent :

  • Utiliser des sacs en tissus pour acheter vos aliments secs en vrac.
  • Réutiliser les contenants en verre pour les ranger.
  • Acheter shampoing en bar, brosse à dents en bambou, rasoir non jetable.
  • Utiliser les sacs réutilisables à l’épicerie.
  • REFUSER les emballages en plastique, les ustensiles.
  • Apporter vos contenants au restaurant.

Une fois que vous aurez les outils nécessaires, commencez aussitôt à les intégrer dans votre quotidien! J’espère que nous vous aurons donné à vous aussi l’inspiration pour réduire vos déchets!

– Roxy et David

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