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Pourquoi un projet de tour du monde ?

Ça semble évident pourtant. Qui ne voudrait pas avoir comme projet de partir voyager? S’en aller sans itinéraire précis et sans limites de temps explorer les moindres partis de ce monde. On le vit depuis un bon moment déjà. Se perdre pendant des mois dans les rocheuses Canadiennes massives, le long des cristallines rivières de l’Alaska ou d’un chaud désert Jordanien, ça semble idyllique n’est-ce pas? Après un temps par contre, ça devient épuisant. Pas juste physiquement, mais mentalement aussi. Rencontrer, puis quitter des dizaines, des centaines de personnes, avant de passé à l’introduction de l’âme suivante. Une surconsommation des relations qui vient à égrainer les sentiments. C’est aussi ne jamais avoir un endroit stable où se poser. Être toujours sur le qui-vive de la prochaine destination, l’entièreté de nos biens dans des poches de textiles synthétiques. L’effort en vaut cependant la chandelle pour toutes les expériences faites en cour de route qui amène le remodelage de notre personne au gré des territoires auscultés. Voyager pour voyager à un moment donné ne nous était plus suffisant. Certains vagabonds vont passer leur vie à compter les pays sans aucun autre plan que de contenter leur ferveur globetrotteuse. Nous, après deux ans chacun de notre côté, nous avions besoin d’un projet, quelque chose qui contribuera peut-être à avoir un tant soit peu un impact positif dans ce monde. Pourquoi ne pas concilier voyage et projet engagé, deux de nos plus grandes passions?

À la veille d'un grand projet

Trouver des acteurs de changement

Imagine que lorsque tu étais jeune, une inondation débuta subitement. L’eau monte tranquillement dans le sous-sol et tu y assistes impuissant parce que ta chambre s’y trouve. Ta PS4 brise et tes draps s’imbibent, mais tes parents n’agissent pas. Ils vont même jusqu’à nier le déluge parce qu’ils ne veulent pas faire face à la possibilité que la construction de leur nouveau garage puisse en être la cause. Ils pensent aussi secrètement changer de maison, mais ils sont loin d’en pouvoir. Ton frère redneck qui vit lui aussi pourtant au sous-sol te dit de fermer ta gueule parce que changer de chambre impliquerait de partager la même que ta sœur un peu hippie. Celle-ci est la seule à te croire, mais constate également son impuissance face à l’autorité parentale. Ils le verront lorsque la maison s’écroulera… C’est un peu ça les changements climatiques, et ce n’est pas une blague. Aucune urgence d’agir pour la classe politique, car faire quelque chose impliquerait de sacrifier la sainte croissance économique et ça, même les citoyens trouveraient inconcevable de renoncer au confort acquis depuis si longtemps. Cependant, des gens démontrent chaque jour qu’il est possible de changer les choses et que ça n’implique pas nécessairement de retourner à l’âge de pierre. Ces gens sont des acteurs de changement, des entrepreneurs sociaux qui ont l’ambition de rendre le monde meilleur plutôt que de générer le maximum de profit. Des personnes qui ont une force intérieur qui les amène à dédier leur vie pour une cause. Leur inspiration, nous voulons la partager et semer la graine de l’espoir autour de nous et sur les réseaux. Nous croyons que la vidéo est un médium très important pour inspirer et diffuser l’information et c’est celui que nous priorisons. De là la raison de cette websérie sur les acteurs de changement et le documentaire que nous voudrons éventuellement réaliser.

Avec Eva coop et leur projet de transport collaboratif
L’initiative de transport collaboratif équitable Eva coop

Des personnes qui ont une force intérieur qui les amène à dédier leur vie pour une cause.

Le projet d’un mode de vie

C’est bien beau de donner des leçons et de montrer des alternatives, mais nous croyons que c’est hypocrite de promouvoir un mode de vie sans le suivre soi-même. Cela fait quelques années que je voulais adopter le zéro-déchet dans mon quotidien ainsi que réduire ma consommation de viande. Seul, il est difficile de se motiver, mais à deux le challenge se partage aisément. La vie de backpacker nous amène malgré nous au minimalisme. Évidemment qu’il faut faire des concessions quand ses biens matériels tiennent dans un sac de 75 L. Le zéro-déchet peut paraître extrême pour certains, mais ne tient en fait qu’à une bonne organisation de son temps et de ses effets personnels. Une nouvelle perception des objets banals qui n’ont pour nous que peut d’importance comme du plastique d’emballage ou un napkin (oui étrangement napkin est masculin) pour y voir plutôt un corps permanent dans la nature. Une chose qui se trouvera encore quelque part lorsqu’il sortira de notre champ de vision. Cette simple pensée change nécessairement ton rapport avec l’environnement qui t’entoure. Pour ce qui est de la consommation de viande, nous ne nous considérons pas comme végane. Nous pensons que les étiquettes que nous nous apposons ne font qu’accentuer la pression du bon citoyen et les divisions entre les individus qui ne partagent pas la même vision. Est-ce qu’il est quand même possible d’aimer la viande? Un juteux steak sur le BBQ la fin de semaine est-ce nécessairement un plaisir coupable? Le véritable coupable c’est l’industrie agroalimentaire qui est responsable du tiers des émissions de C02 dans le monde. Achetée locale nous promet donc une solution à ce problème et nous pensons que c’est réalisable de réduire son empreinte carbone en consommant un poulet provenant d’une ferme organique de la région. La fausse viande emballée à l’épicerie, même si elle est végane, aura quant à elle un plus grand impact sur l’environnement.

Avoir ce style de vie à la maison, c’est relativement facile lorsque la routine est bien installée. En voyage, c’est tout autre chose quand les repères changent constamment. Nous voulons être la preuve qu’il est possible de voyager tout en laissant une empreinte écologique minime et en adoptant les méthodes pour le réaliser. L’industrie touristique correspond à 10 % des émissions de gaz à effet de serre et nous ne croyons pas que c’est nécessaire de sacrifier l’expérience du voyage pour sauvegarder le climat. Changer ses habitudes en vadrouille, voilà une façon de faire.

L’héritage

Enfin, l’aspect un peu plus égocentrique de notre projet, c’est l’expérience inestimable avec laquelle nous en ressortirons. Tout d’abord, l’échange culturel que nous allons vivre avec chacune des communautés rencontrées et les paysages époustouflants dont nous serons témoins feront de ce voyage une période absolument mémorable de notre vie. Ensuite, c’est aussi une expérience professionnelle que nous allons chercher grâce aux nombreuses compétences que nous obtiendrons au niveau cinématographique, communicatif et journalistique. Ce ne sera certainement pas un trou de deux ans dans notre CV. Finalement, le nombre d’opportunités et d’idées de projet que nous pourrions développer est incalculable. C’est d’abord un projet entrepreneurial et il est pour nous impératif de collaborer avec les autres acteurs de l’entrepreneuriat social pour construire notre propre entreprise. Your Wonderland n’est pas un simple blogue, et il n’est qu’à ses balbutiements.

Ce ne sera certainement pas un trou de deux ans dans notre CV.

En conclusion, nous trouvions important d’expliquer en profondeur les motivations derrière un tel projet. Au-delà du voyage, il y a des humains avec des initiatives et des histoires à raconter qui finiront par modeler le contenu de nos médias et nous voulons en recueillir le moindre nectar. Nous partons dans quelques jours au moment d’écrire ces lignes et il nous sera impossible de prévoir les péripéties qui nous attendent. C’est ce qui me mène à cette brillante citation; la vie est un livre qu’on lie. On ne sait pas ce qui nous attend au prochain chapitre, mais c’est pourquoi nous continuons de lire. Bonne vie!

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